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Audio Nomad

Audio Nomad est un programme de recherche et développement triennal qui explore les potentiels créatifs et technologiques du son immersif et géolocalisé. Leur approche est transdisciplinaire et cherche à concilier les aspects créatifs et conceptuels d’un projet par le développement de plates-formes technologiques. Audio Nomad aborde la composition sonore dans sa relation à l’espace géographique, environnemental et architectural dans une perspective de réception participative et non-linéaire. Les objectifs de la recherche sont de développer des stratégies de composition qui puisse délivrer des contenus non linéaires mais cohérents, par une vision du monde et de la création sonore qui dépasse la production d’objets pour mettre en évidence, sur un axe spatio-temporel, leur caractère relationnel et inextricablement connecté. Le projet rassemble Nigel Helyer (Sonic Object), Sonic Architecture et l’Université du New South Wales, Daniel Woo (Human Computer Interaction Lab) et Chris Rizos (Satellite Navigation and Positionning Lab). Audio Nomad est soutenu par le Australian Research Council et le Australian Council for the Arts.
Nigel Helyer est sculpteur et artiste sonore. Très impliqué dans le domaine de la recherche et des projets collaboratifs, il est associé honoraire du Architectural Acoustics à l’Université de Sydney, partenaire de recherche industrielle, University of New South Wales dans le domaine de la Réalité Virtuelle Sonore et collabore au SymbioticA lab, University of Western Australia.
[http://www.sonicobjects.com/]
Spécialiste dans le domaine de la reconnaissance et de la synthèse vocale, et de l’application téléphonique, Daniel Woo s’intéresse au développement d’interfaces utilisateur. Il est responsable de l’enseignement et de la recherché au Human Computer Interaction, School of Computer Science and Engineering, University of South Wales.
[http://www.cse.unsw.edu.au/db/staff/staff_details.php?ID=danielw]
Chris Rizos travaille dans le domaine de la recherche sur les techniques de positionnement par satellite depuis 1983. Il a érigé le SNAP (Satellite Navigation and Positionning group), une des équipes les plus prolifiques en matière de recherche dans le domaine des technologies et des applications satellites de positionnement de haute précision.
[http://www.gmat.unsw.edu.au/snap/snap.htm]
Nick Mariette travaille dans le domaine de l’expérimentation sonore. Il combine souvent dans ses pièces des enregistrements de voix et d’ambiances qu’il manipule selon des processus complexes.
[http://www.soundsorange.net/]

Syren, 2004

Audio Nomad, Syren, Interface cartographique du logiciel de contrôle. Source :[http://www.sonicobjects.com/index.php/projects/more/audionomad_syren/]

Audio Nomad, Syren, Interface cartographique du logiciel de contrôle.
Source :[http://www.sonicobjects.com/index.php/projects/more/audionomad_syren/]

SYREN est un dispositif de réalité sonore augmentée installé pendant trois jours à bord de « l’Opéra », un navire de croisière en Mer Baltique pendant un voyage entre Helsinki, Mariehamn, Stockholm et Tallinn. La production sonore du dispositif, diffusée par douze hauts-parleurs installés sur le pont supérieur du navire, est directement liée à la position du navire et aux caractéristiques géographique de son environnement immédiat (les îles ou l’architecture portuaire par exemple). L’installation produit alors un véritable “paysage sonore” qui retransmet sur le navire le paysage qu’il traverse selon deux modalités : la sonorisation reproduit la position relative des éléments captés sur le navire, une carte dessine en temps réel la route du navire sur une représentation qui superpose la réalité physique du paysage et les zones circulaires à l’intérieur desquelles le son d’un lieu peut être perçu sur le navire.
Les passagers vivent expérimentent en temps réel un environnement immersif, un paysage sonore qui se construit et se perçoit à la fois comme une émanation directe des caractéristiques du paysage qu’ils traversent.
SYREN a également été développé dans une autre version, Syren for Port Jackson, installée à bord du Ferry « Regal ». Les contenus audio étaient relatifs à l’environnement contemporain ou historique, bâti, naturel ou culturel du port de Sydney.

Textes et documents de référence
HELYER Nigel, MARIETTE Nick, RIZOS Chris, WOO Daniel, Syren – A Ship Based Location-Aware Audio Experience, International Symposium on GNSS/GPS, 6-8 déc. 2004, Sydney.
[http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/summary?doi=10.1.1.69.9977]
HELYER Nigel, MARIETTE Nick, RIZOS Chris, SALTER James, WOO Daniel, Audio Nomad,
[http://independent.academia.edu/NicholasMariette/Papers/142283/Audio_Nomad]

Virtual Wall, 2004

Audio Nomad, Virtual Wall. Source : [http://www.cse.unsw.edu.au/~nomad/projects/vwall-record.phtml?photo=7]

Audio Nomad, Virtual Wall.
Source : [http://www.cse.unsw.edu.au/~nomad/projects/vwall-record.phtml?photo=7]

Virtual Wall est une pièce de réalité sonore augmentée conçue pour le centre de Berlin. Le projet cherche à retracer le cours physique du (maintenant absent) mur de Berlin et à habiter les quelques espaces vacants et les zones reconstruites du centre-ville par un paysage sonore géolocalisé formé de fragments sonores historiques, de fictions, de musiques et d’effets d’ambiance.
Au delà du stéréotype historique d’une culture politiquement divisée et de la séparation symbolique du capitole, la division de Berlin a essentiellement divisé les personnes et les familles, générant une rupture sociale massive. Virtual Wall agit dans l’espace entre ces aspects publics et ces aspects privés du Berlin divisé.

Laura Beloff, Erich Berger, Martin Pichlmair

Laura Beloff produit des objets portables étranges, adaptables à même le corps, des structures programmées et participatives, des installations en réseau. Elle combine dans ses pièces des technologies courantes avec un vaste panel de médiums allant de la vidéo au textile, du son au matériaux organiques. Son travail, mené en constante collaboration avec des scientifiques et d’autres artistes, interroge les relations entre les individus et la société globalisée, leurs stratégies d’adaptation à un monde chargé de technologies complexes, de plus en plus mobile.
[http://www.saunalahti.fi/~off/off/]
Initialement ingénieur en électronique et en communication, Erich Berger travaille en tant qu’artiste depuis le milieu des années 90. Il s’intéresse aux processus d’information et aux structures de feedback qu’il questionne par l’installation, la performance, des situations, des interfaces. Il a collaboré et dirigé de nombreux projets dont Making Sense (2004-2005), programme d’enseignement et de recherche portant sur l’informatique physique et Interface & Society (2006), qui explorait, par la notion d’interface électronique, la transformation de la vie quotidienne par les pratiques et les stratégies artistiques.
[http://www.randomseed.org/]
Martin Pichlmair est artiste et théoricien des médias. Son travail questionne essentiellement la théorie et la pratique de l’art et du design interactif, depuis le design de jeux et les interfaces physiques jusqu’au développement de modèles open source et de média collaboratifs.
[http://www.altdevblogaday.com/author/martin-pichlmair/]

Seven Miles Boots, 2003-2004

Laura Beloff, Erich Berger, Martin Pichlmair, Seven Miles Boots,  Boots in Use, Oslo Source :[http://randomseed.org/sevenmileboots/]

Laura Beloff, Erich Berger, Martin Pichlmair, Seven Miles Boots, Boots in Use, Oslo Source :[http://randomseed.org/sevenmileboots/]

Les bottes de sept lieues permettent, dans le conte du même nom, à son possesseur de parcourir sept lieues en un seul pas. À moindre effort, leur porteur peut traverser un pays, être présent où bon lui semble et devenir un flâneur cosmopolite dans un monde qui fait rue.
The Seven-mile-boots se situe au point d’articulation du phénomène socio-technique du chat, qui produit un flux ininterrompu de communication en ligne, et de la figure du flâneur.
La part tangible de la pièce consiste en une paire de bottes, qui peuvent être portées. Les bottes ont deux modes différents : marcher dans le réseau et être dans/écouter/observer l’activité du chat. Le choix formel de la paire de bottes évoque la marche en tant que modalité première du déplacement, et désacralise l’objet technologique en l’intégrant dans un objet quotidien dont l’usage familier ne fait appel ni à des compétences ni à une culture spécifique.
Après avoir été enfilées, les bottes commencent à chercher des canaux actifs. Les canaux peuvent être sélectionnés en fonction de leur activité et de leurs sujet. Quand l’usager se déplace, il peut entendre l’activité des chatrooms qu’il traverse. La technologie embarquée dans The Seven-mile-boots lui permet de fonctionner dans n’importe quel lieu équipé d’un réseau sans fil ouvert.
The seven-mile-boots peuvent être pensées comme une extension du corps de l’usager, une orthèse perceptive qui capte l’ordinaire, les activités quotidiennes et les désirs des millions d’individus qui communiquent sur les chats. Leur porteur agit comme un flâneur/voyeur qui attend de la foule qu’elle lui prodigue son prochain spectacle. Comme dans la rue ou dans un espace de réunion, il passe d’une conversation à l’autre s’il se déplace, et peut entendre plusieurs conversations à la fois s’il reste immobile sauf que la proximité liée à la capacité d’écoute ne dépend plus des contraintes de l’espace physique mais de celui, à la fois distendu et replié, des réseaux.

Textes et documents de référence
BELOFF Laura, BERGER Erich, PILCHMAIR martin, Seven Miles Boots, « Sieben Meilen Stiefel. Seitsemän Mailin Saappaat », in Timeshift, Die Welt in 25 Jahren, Catalogue Ars Electronica 2004.
[http://90.146.8.18/de/archives/festival_archive/festival_catalogs/festival_catalog.asp?iProjectID=12920]