John Evans, Drew Hemment, Theo Humphries, Mike Raento

Drew Hemment est un artiste, commissaire d’exposition et chercheur américain. Ses recherches dans le domaine de l’art concernent le renouvellement des formes artistiques liées aux technologies émergentes, des relations entre les artistes et le public. Il mène également un travail dans le domaine de l’innovation qui questionne les nouvelles formes de travail, de jeu et de création dans un environnement numérisé, connecté et collaboratif. Il agit, selon une démarche transversale, comme un intermédiaire entre l’économie artistique et numérique.
[http://www.drewhemment.com/]
John Evans s’intéresse aux interactions sociale dans le contexte des technologies mobiles, à la notion d’expérience partagée et d’intimité.
Theo Humphries est diplômé du Royal College of art.
[http://3eyes.co.uk/]

LOCA : Set to Discoverable, 2006.

John Evans, Drew Hemment, Theo Humphries, Mike Raento, LOCA : Set to Discoverable, « Wanda Sticker » 
Source :[http://www.flickr.com/photos/hemment/sets/72157602762942044/]

John Evans, Drew Hemment, Theo Humphries, Mike Raento, LOCA : Set to Discoverable, « Wanda Sticker »
Source :[http://www.flickr.com/photos/hemment/sets/72157602762942044/]

LOCA (Location Oriented Critical Art) est un dispositif urbain qui met en oeuvre des stratégies de pistage et de surveillance en tant qualités intrinsèques des Locative Media.
Il se compose d’un réseau de bornes bluetooth (Node Network), de stickers à poser dans la ville (LOCA Stickers), d’un lieu d’information et d’échanges (LOCA Stand), et de documents de diffusion et d’information (LOCA Pack),
The Node Network : à partir de la dissémination de bornes bluetooth encastrées dans du béton et dissimulées dans le mobilier urbain de la ville, les artistes tracent et communiquent avec les passants sans leur permission. Ils détectent les téléphones dont le bluetooth est ouvert et leurs envoient des messages inattendus, formulés de telle manière que leurs destinataires aient la sensation d’être observés.
Par exemple :
“We are currently experiencing difficulties monitoring your position : please wave your network device in the air” ou “You walked past a flower shop and spent 30 minutes in the park, are you in love ?”.
Quand des personnes sont détectées plus d’une fois, le ton des messages successivement envoyés à chaque détection se fait de moins en moins amical et de plus en plus intrusif, allant par exemple de “coffee later ?” à “r u ignoring me?”.
LOCA Stickers : les stickers ouvrent le dispositif vers le champ du jeu urbain en y introduisant une dimension participative. Quand ils scannent un appareil bluetooth, les participants peuvent noter son nom, l’heure et la date et le coller à l’endroit précis de la détection. Les stickers deviennent alors l’une des petites pièces d’un code de surveillance plus vaste qui rend visible et tangible les traces d’identité numériques.
LOCA Stand : Data Logs : les passants qui étaient captés par le réseau bluetooth sont guidés par les messages qu’ils reçoivent sur leur téléphone vers un stand où ils pouvant trouver des informations à propos du projet
qu’ils viennent d’expérimenter et où leur téléphone peut être scanné s’ils désirent recevoir une impression du tracé de leurs déplacements.
LOCA pack : Surveillance Code : le LOCA pack rend disponible au public les codes et les outils du dispositif. Ici, les auteurs réaffirment l’ambivalence des technologies de surveillance en compensant la mise en place d’un dispositif de surveillance par la divulgation de ses processus et méthodes, en fournissant à la fois les outils de la surveillance et les moyens de la contrer.
L’expérimentation du potentiel de surveillance embarquée dans les appareils mobiles à partir des traces identitaires laissées par leurs utilisateurs questionne l’ambivalence des technologies de surveillance alors qu’elles sont à la fois redoutées et mises en œuvre par ces utilisateurs. Le dispositif cherche, dans ce contexte, à éveiller la conscience du public à propos de l’usage qu’ils ont du réseau qu’ils contribuent à constituer. Il fonctionne à ce titre selon une rhétorique de l’accident, révèle l’inattendu, provoque directement le questionnement.
Mais le dispositif se retourne également sur lui-même et produit un discours de type spéculaire dans le sens où ses auteurs déclarent, en expérimentant directement l’une des prises critiques des Locative Media, contribuer au débats qui en constituent le contexte critique.

Expositions

Zero Zone, ISEA06, San Jose, 7-13 août 2006.
Grâce au déploiement de bornes bluetooth disséminées dans la ville, Pendant 7 jours, les membres du collectif ont pu observer pendant les 7 jours de la durée de l’événement les déplacements de plus de 2500 personnes, détectés plus de 500 000 fois. Ces données ont permis aux auteurs de produire une image détaillée de leurs mouvements.
Kiasma, Helsinki, 2005
RCA, London, 2005
Arte.mov, International Festival of Art and Mobile Media, Brazil, 2007

Textes et documents de référence

HEMMENT Drew, EVANS John, HUMPHRIES Theo, RAENTO Mika, « The LOCA Project : Locative Media and Pervasive Surveillance », In The Hothaus Papers : Paradigms and Perspective in Media Arts, A Vivid Publication in association with Article Press, UCE, J Gibbons & K. Winwood eds, 2006.
[http://eprints.lancs.ac.uk/30973/1/The_Loca_Project.pdf]
HEMMENT Drew, EVANS John, HUMPHRIES Theo, RAENTO Mika, « LOCA : Location Oriented Critical Arts, Locative Media Gallery, Leonardo Electronic Almanach
[http://www.leoalmanac.org/gallery/locative/loca/index.htm]
HEMMENT, Drew, « Symposium Presentation », in Dislocative – Arts, Technologie, Locality, 21 September 2008 ZAIM, Yokohama.
[http://dislocations.wordpress.com/symposium/drew-hemment/]

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