FING

Créée en 2000 par une équipe d’entrepreneurs et d’experts, la Fing est un think tank de référence sur les transformations numériques. Elle se donne pour mission d’être « une fabrique d’idées neuves et actionnables, un réseau d’acteurs de la transformation, des actions collectives à fort effet levier, un lieu de débat entre technologie et société ».
[http://fing.org/]

Montre verte / Citypulse, 2009

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FING, Montre verte / Citypulse, vue de la plate-forme Citypulse

Le projet Montre Verte / Citypulse repose sur le constat qu’il n’existe à Paris que dix capteurs publics de la qualité de l’air. Il propose de multiplier par 1000 le nombre de ces capteurs, en augmentant cet objectif d’une dimension citoyenne et collaborative.

« La montre verte est d’abord un dispositif personnel communiquant équipé de deux capteurs environnementaux (ozone et bruit,) et d’une puce GPS. L’appareil a la forme d’une montre que son porteur emmène avec lui dans la ville, capturant et stockant des mesures qui sont ensuite publiées sur le réseau. Ces mesures basse résolution permettent d’utiliser des capteurs légers qui n’exigent pas de maintenance. Cet objet est issu d’une démarche de l’ordre du design qui vise à faire de la mesure environnementale un acte quotidien et familier.
Le dispositif se complète d’un téléphone mobile, sur lequel une application java embarquée permet de visualiser les niveaux de bruit et d’ozone mesurés par la montre verte et de transmettre à intervalles réguliers ces mêmes données à une plate-forme ouverte, Citypulse, qui reçoit, stocke et rend disponible les données de mesure.
Ces valeurs qualitatives sont restituées à l’utilisateur via l’écran de son téléphone mobile, sous la forme d’un œil dont la couleur de la pupille varie en fonction de la qualité de l’air, et celle de l’iris en fonction du niveau de bruit.
La plate-forme stocke toutes les mesures qui lui sont transmises, horodatées et géolocalisées. Elle met ces données à disposition de quiconque veut les exploiter et s’engage à respecter une charte éthique. Ces exploitations peuvent être publiques (ex. cartographie, repérage de “points chauds”, débat publics), citoyennes (alerte, analyses alternatives…), artistiques, ou commerciales (ex. services destinés aux asthmatiques). Ses spécifications ouvertes lui permettront par la suite d’accueillir d’autres mesures issues d’autres dispositifs que la “montre verte”, d’où qu’ils proviennent.
Le but ultime du projet est de changer la manière d’envisager la « ville durable ». Pour cela, le projet associera d’emblée les acteurs publics, les entreprises et les associations. Ils définiront ensemble la gouvernance du système, ses critères de succès, ses chartes d’usage. Ils analyseront ensemble les retombées de l’expérience, à partir d’une observation menée par un laboratoire universitaire.

Expositions

La montre verte est l’un des 16 prototypes lauréats de l’appel à projet de Cap Digital, pour l’événement Futur en Seine et financé grâce au soutien majeur de la Région Île de France.
30 prototypes de la montre verte ont été testés par des habitants du 2è arrondissement de Paris et dans le cadre de Futur en Seine, par des collégiens et lycéens de Montreuil (Maison Populaire), des chercheurs à la Cité des sciences et les visiteurs de la Wikiplaza, place de la Bastille. Les cartographies réalisées à partir des données captées par ces beta-testeurs de la montre verte sont consultables sur le site web du projet.

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